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Dermatose : La Confédération paysanne réclame toujours la fin de l’abattage total

Depuis le début de la crise de la DNC, la Confédération paysanne réprouve la stratégie d'abattage total du troupeau à la suite de la détection d'un cas. (photo d'illustration, manifestation de la Confédération paysanne au Space 2025)

Après le vote du Cnopsav (1) sur la stratégie vaccinale à adopter en 2026 contre la dermatose bovine, la Confédération paysanne dénonce « un débat biaisé d’avance ». Le syndicat regrette que la question de l’abattage total n’ait « pas été abordée ».

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« La sortie de l’abattage total, attente n° 1 du terrain, n’est toujours pas abordée. Or cela doit être un préalable obligatoire pour une stratégie vaccinale qui puisse être acceptée par les éleveurs », déclare la Confédération paysanne dans un communiqué publié le 9 février 2026. Le troisième syndicat agricole s’exprime à l’issue d’un Cnopsav (1) sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) visant à définir le plan de vaccination contre la maladie pour l’année 2026.

Parmi trois scénarios possibles, c’est celui d’un renouvellement du statut vaccinal des zones concernées par la DNC qui a été choisi par les acteurs des filières d’élevage et les syndicats, en présence de l’État. Au grand dam de la Confédération paysanne qui s’est abstenue lors du vote, les deux autres options d’arrêter totalement la vaccination ou de l’étendre à la France entière ont été écartées.

« Une politique enserrée dans un cadre européen inadapté »

« Le débat posé par la ministre était si biaisé d’avance que la Confédération paysanne n’a même pas pu exprimer sa voix pour la généralisation de l’accès au vaccin à l’ensemble des éleveurs dans l’Hexagone et les Outre-mer », regrette le syndicat. Il explique par ailleurs son vote par le fait « que la politique de gestion de la DNC est toujours enserrée dans un cadre européen inadapté ».

« Malgré nos demandes, la ministre n’a toujours pas fait la preuve d’un travail diplomatique sur ce sujet auprès des États membres. Et elle ne semble pas décider à le faire », déplore l’organisation. Elle cite plusieurs éléments de blocage persistants selon elle, comme la classification de la maladie en « A », certaines règles de mouvement pour les animaux vaccinés qui n’ont aucun sens, ou encore le choix binaire entre « vaccination obligatoire » ou « vaccination interdite ».

(1) Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale.

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